Une nouvelle attaque d’Emmanuel Macron par les médias sociaux russes en pleine crise des gilets jaunes

Depuis le début de la crise des gilets jaunes en France, le Président français, Emmanuel Macron, est la cible d’une campagne de dénigrement et de désinformation de la part de médias russes pro-Kremlin. Elle fait écho aux cyberattaques auxquelles il avait réussi à échapper lors de la campagne présidentielle de 2017.

Une série de tweets en soutien au mouvement des gilets jaunes

« #YellowVest », c’est ce qu’on peut lire sur la plupart des 600 comptes Twitter utilisés par le Kremlin pour diffuser ses points de vue.

Le constat a été effectué par l’une des unités du German Marshall Fund, l’Alliance For Securing Democracy. D’après les surveillances faites par l’analyste des médias sociaux américains, Bret Schafer, ce regain d’intérêt aurait pour but d’amplifier la crise.

Les tweets récents d’une majorité des médias russes, dont le réseau de télévision RT, son agence de presse vidéo Ruptly ainsi que le site d’informations Sputnik, font état d’un désaveu de Macron par la police française. Celle-ci soutiendrait les gilets jaunes.

Les médias russes en veulent pour preuve les informations fournies par des représentants de 2 micro-syndicats de la police très peu représentatifs aux élections syndicales nationales. Ils étayent leur théorie par des images de policiers retirant leurs casques lors des manifestations.

Une tribune peu audible

Ces attaques récurrentes rappellent celles de 2017 sous forme de phishing et de divulgations de documents de la campagne de Macron. Sputnik avait rapporté à l’époque que l’actuel Président de la République française était soutenu par un lobby de gays et qu’il menait une double vie.

Des révélations sur le supposé financement de la campagne de Macron par l’Arabie Saoudite, faites sur un faux site ayant les traits d’un journal belge, n’avaient pas, elles non plus, porté leurs fruits. Il semblerait que cette nouvelle campagne de déstabilisation de la présidence de Macron ait peu de chance d’avoir l’impact escompté.

Bien que Sputnik et RT possèdent des sites en français, rien ne permet d’affirmer que les tweets de ces médias russes ont un quelconque impact en France, d’autant que leur auditoire reste limité. Les Français ainsi que les médias nationaux sont beaucoup plus présents sur Facebook depuis le début de crise.

Une déclaration du porte-parole de Facebook, interviewé par Bloomberg News, évoque l’interdiction et le retrait immédiat de tout contenu promouvant la violence. Au regard de l’ampleur de la campagne anti-Macron, il est possible qu’une part des internautes français soit touchés.

Crédit photo Une : A.Savin (Wikimedia Commons · WikiPhotoSpace) [FAL], from Wikimedia Commons

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