66 000 gilets jaunes pour l’acte IV : serait-ce le déclin de la mobilisation ?

17Selon les chiffres fournis par le ministère de l’Intérieur, ils ne seraient plus que 66 000 gilets jaunes, ce samedi 15 décembre, dans les rues à travers toute la France à 18h. Une semaine plus tôt, à la même heure, ils étaient près de 126 000. C’est un recul de la mobilisation qui laisse présager que le mouvement serait en perte de vitesse.

Des chiffres en baisse

La 5e journée de manifestation des gilets jaunes s’est finalement tenue ce samedi 15 décembre. Il semblerait que les nombreux appels à ne pas manifester du gouvernement, suite à l’attentat de Strasbourg, n’ont pas suffi à dissuader les manifestants de sortir dans la rue pour ce qui a été appelé l’acte V de la mobilisation.

Toutefois, les chiffres annoncent une importante baisse du nombre de manifestants. Le 15 décembre au soir, le ministère de l’Intérieur avait annoncé que seulement 66 000 manifestants avaient été dénombrés dans toute la France, un recul bien flagrant en comparaison de la journée du samedi 8 décembre où à la même heure, les chiffres faisaient état de 126 000 marcheurs.

Le constat est le même du côté des forces de l’ordre. Selon les chiffres de la préfecture de police, à 13h, il y avait 92 interpellations dont 53 gardes à vue, contre 583 interpellés et 423 gardés à vue, à la même heure le week-end d’avant.

Même les confrontations tendues entre forces de l’ordre et gilets jaunes n’ont rien de comparable à celles des précédentes mobilisations.

Des arrestations préventives de gilets jaunes, mais pas de fiché S

C’est l’allusion faite par l’un des manifestants à Chérif Chekatt, l’auteur de l’attentat de Strasbourg. La Police a, en effet, multiplié les arrestations préventives, à la suite de plusieurs fouilles de véhicules. D’ores et déjà, 26 incarcérations fermées ont été enregistrées.

Manifestement, l’attentat ferait partie des causes de la démobilisation des gilets jaunes. Autrement, serait-il possible que les mesures annoncées par le Président Macron lundi soir, en réponse à la mobilisation, en aient satisfait certains ?

Il faut aussi dire qu’il faisait zéro degré dans les rues de Paris ce samedi ; de quoi refroidir les ardeurs. Par-dessus tout, la peur et la lassitude ont eu raison de la ferveur des premiers jours. Les gens sont restés chez eux pour ne pas être pris dans les violences des casseurs.

Ceux qui ont pu braver le froid demandent un référendum d’initiative citoyenne (RIC) pour permettre au peuple de s’exprimer sur les grandes orientations sociales et économiques. Cette revendication s’ajoute à l’appel à la démission de Macron.

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