La hausse de la taxe sur le carburant sera effective le 1er janvier 2019

Après le discours du Président de la République sur le maintien de la transition énergétique mardi dernier, Edouard Philippe confirme que la hausse de la taxe sur le carburant sera mise en œuvre dès le 1er janvier 2019. Il se dit tout de même prêt à recevoir les représentants des « gilets jaunes » pour discuter d’une potentielle  revalorisation légale du SMIC.

Le gouvernement campe sur sa position

Le mardi 27 juillet, Emmanuel Macron répondait au mouvement des Gilets Jaunes. Le Chef de l’État, lors de son discours, a annoncé la poursuite de la transition énergétique et donc le maintien de la taxe sur le carburant.

Le Premier ministre confirme ce mercredi les mesures prises en conseil des ministres et annoncées par le Président de la République. Dans son interview sur la RME-BFM TV, Édouard Philippe réaffirme que la mise en œuvre de la taxe prendra effectivement effet dès le 1er janvier 2019. Selon ses propos, seule une hausse du prix du pétrole, due à des phénomènes hors du contrôle de l’État, pourrait justifier une remise en cause du niveau de la taxe.

A la demande des Gilets Jaunes qui exigent une hausse du salaire minimum afin de permettre aux Français moyens de faire face à cette nouvelle mesure sans en ressentir, il répond que le gouvernement n’a pas l’intention d’octroyer des augmentations sur les salaires de base.

Le dialogue et une possible revalorisation

Pour autant, Edouard Philippe n’hésite pas à parler de concertation. Il s’est dit prêt à recevoir les représentants des gilets jaunes, considérant que la plupart de leurs revendications sont tout à fait légitimes

Pour sortir de la crise des Gilets Jaunes, qui dure déjà plusieurs jours, Edouard Philippe évoque une éventuelle revalorisation. Grâce au mécanisme de revalorisation automatique, la dernière revalorisation du SMIC date du 1er janvier 2018. Elle a permis une hausse de 1,2%, faisant passer le salaire minimum de 9,76 à 9,88 euros de l’heure. Ce qui équivaut à 1 498,50 euros brut par mois pour un travail à temps plein.

Quant au coup de pouce pour l’évolution du salaire de base, dont le dernier remonte à juillet 2012, sous la présidence Hollande, le Premier ministre est clair : il n’y en aura pas. La politique de l’État serait de permettre une rémunération aux travailleurs. Cela s’est d’ailleurs traduit, en octobre dernier, par l’augmentation des salaires nets grâce à la diminution des cotisations sociales.

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