Les excuses de Honda au sujet de l’arrestation de Carlos Ghosn

Seulement quelques heures après l’arrestation de Carlos Ghosn, le président de Nissan, un concessionnaire de Honda a publié un tweet qui sentait plus la raillerie envers l’homme mis en cause, qu’autre chose. Une situation qui a obligé Honda à présenter des excuses.

Plus qu’un simple tweet

Le tweet est parti du compte d’un concessionnaire de Honda dans l’ouest du Japon, dans la région d’Osaka. L’intéressé avait repris un slogan de la marque Nissan qu’il a détourné dans le but de tourner en dérision Carlos Ghosn. Le tweet reprenait une photo de Carlos avec en légende le slogan « yatta-zé Nissan ! », ce qui signifie littéralement « Bien joué Nissan ! ». Une blague qui, de tout point de vue, n’a pas été bien appréciée du côté de Nissan.

En effet, pour être exact, le tweet a été rendu public aux environs de 18h et déjà vers 20h, il a été retiré. Il faut également noter que le compte du concessionnaire de Honda d’où est parti ce tweet a été supprimé. Honda, par le biais de son porte-parole, s’est excusée pour cette mauvaise blague, et a reconnu que le tweet a mis mal à l’aise.

Une situation qui commence à faire tache d’huile

Carlos Ghosn a été interpellé en tant que personne physique sur accusation de dissimulation de revenus financiers aux impôts. Mais il est aussi fort à parier que si l’affaire perdure en justice, Nissan en tant qu’entité morale sera aussi impactée. En effet, c’est l’entreprise qui a remis aux autorités judiciaires les documents qui mettent en avant l’inexactitude des déclarations de Carlos Ghosn au sujet de ses revenus. Selon la justice, si les faits sont prouvés, la société en subira aussi le revers puisqu’elle y a joué un rôle.

Une garde à vue prolongée

Dans le cadre de cette affaire qui défraie la chronique, les autorités judiciaires ont jugé utile de prolonger la garde à vue de Carlos Ghosn pour une durée de 10 jours. Cette durée reste extensible à 23 jours, ce qui laisse entrevoir de multiples rebondissements. En la matière, deux informations capitales ont déjà fuité. En effet, une autre personne est aussi placée en garde à vue dans le cadre des mêmes accusations ; il s’agit de Greg K., un des collaborateurs de Ghosn. En outre, certaines informations non confirmées font état de ce qu’un employé de Nissan serait en train de coopérer avec la justice pour bénéficier d’une remise de peine, comme le prévoit la loi.

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