Qwant s’impose dans les institutions françaises

Selon les informations rendues publiques à ce propos, c’est déjà l’Assemblée nationale qui a adopté Qwant, le moteur de recherche made in France. Il est prévu que plusieurs autres institutions emboîtent le pas à l’Assemblée nationale dans les jours qui viennent.

Une question d’exemplarité

Il s’agit de ne plus faire usage de Google dans l’administration française. Ainsi, il est prévu que d’ici à la date du 31 décembre 2018, l’intégralité des députés qui composent l’Assemblée nationale aient le moteur de recherche Qwant installé sur leurs terminaux mobiles ainsi que sur leurs ordinateurs. Mais cette ambition va bien au-delà de l’Assemblée nationale, puisque les collaborateurs de chaque député, ainsi que la totalité des fonctionnaires qui y travaillent sont concernés par ce changement.

A en croire le député Florent Bachelier, pour les parlementaires, c’est un « devoir d’exemplarité » que d’être les premiers à adopter le moteur de recherche Qwant. Par ailleurs, dans cette course vers une adoption nationale de Qwant comme moteur de recherche, il s’avère que l’Assemblée nationale n’est pas la seule institution qui a fait le choix de surfer français. Il y a aussi l’Armée et France Télévision.

Qwant, en quelques mots

Il s’agit d’un moteur de recherche dont les débuts remontent à 2013. S’il est d’obédience française, son ambition est européenne par contre. Depuis sa mise en ligne, Qwant n’a cessé de faire entendre qu’il ne trace pas les activités des internautes. Ce qui l’oppose littéralement à son concurrent le plus puissant, c’est-à-dire Google. Et justement à ce propos, le moteur de recherche français a aussi laissé entendre que son but n’est pas de devenir le concurrent de Google, mais plutôt d’offrir une nouvelle alternative aux internautes.

Précisons qu’à ces débuts, Qwant faisait usage de la pertinence d’un autre moteur de recherche comme Bing pour peaufiner ses résultats de recherches. Mais semble-t-il, selon des sources concordantes que ce n’est plus le cas. Le moteur de recherche épingle ses propres pages, et cela a été rendu possible grâce à ses propres robots qu’il a su mettre en activité.

En outre, depuis sa sortie officielle, Qwant a été accusé d’avoir copié l’interface du moteur de recherche canadien Gool.li. Mais pour se défendre, les constructeurs du moteur de recherche français ont avancé que GooL.li avait inventé ces accusations pour se faire de la publicité. Mais bien au-delà des soupçons de plagiat et autres risques que cela peut représenter de vouloir se dresser face aux géant Google, Qwant semble bien parti dans un monde du net ou l’anonymat semble être devenu une nécessité.

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