Le Tour de France, endurance et préparation

Le cyclisme est un sport qui demande énormément d’endurance et de résistance à la douleur aux professionnels qui le pratiquent. Compétition la plus prestigieuse de la discipline, le Tour de France est également la plus difficile. Le parcours, mais aussi la lutte acharnée que se livrent les participants, confèrent à l’épreuve une grandeur unique au monde.

Les efforts à fournir ont parfois conduit à des dérives : dopage, violence physique ou verbale entre les concurrents. Les chutes et blessures sont aujourd’hui monnaie courante sur les routes de l’Hexagone. Afin de mieux comprendre la performance réalisée par les athlètes, mais aussi pour illustrer l’importance de l’événement, le site ShopAlike a compilé dans une infographie les chiffres impressionnants du Tour de France.

Un véritable défi physique pour les professionnels

tour de france

Le 1er juillet 2017, 198 coureurs se sont présentés sur la ligne de départ à Düsseldorf. Combien seront-ils à l’arrivée ? Les chiffres sur le Tour de France sont à l’image de l’immensité de la tâche qui attend les participants. En effet, pendant les 21 jours de course, chacun d’entre eux devra parcourir 3 540 kilomètres pour enfin atteindre les Champs Élysées ! Il leur faudra donner plus de 400 000 coups de pédales pour venir à bout des vallées et des montagnes françaises.

Une telle débauche d’énergie a évidemment des conséquences sur le corps humain. Les coureurs brûlent ainsi 5 900 calories par jour en moyenne, et ce chiffre peut monter jusqu’à 9 000 calories lors des épreuves de montagne. C’est énorme quand on sait qu’un individu normal ne dépense en moyenne que 2 500 calories. L’alimentation des coureurs est donc calculée au gramme près et leur consommation en eau explose : on estime à 42 000 le nombre de bouteilles d’eau bues par les 22 équipes.

Une préparation qui évolue avec le temps

De nos jours, la condition physique, le poids, le sommeil et comme nous l’avons vu, le régime alimentaire des athlètes sont organisés avec une précision chirurgicale. Si les bénéfices d’un tel traitement ne font aujourd’hui plus aucun doute et sont suivis par tous les sportifs de haut niveau, il n’en a pas toujours été ainsi.

En effet, aussi incroyable que cela puisse paraître, dans les années 1920, s’allumer une cigarette était un geste anodin et normal dans le peloton, et ce même en plein milieu d’une étape ! Les effets néfastes du tabac sur l’organisme étaient alors méconnus du grand public et les sportifs pensaient que fumer les aidait à « mieux respirer » et leur permettait aussi « d’ouvrir leurs poumons ».

La cigarette n’était pas le seul produit destructeur consommé par les participants qui buvaient beaucoup… de bière ! L’alcool atténuait la douleur, mais jouait aussi un rôle de stimulant énergétique. C’est pour cette raison que sa consommation fût interdite dans les années 1960 sur le Tour de France.

Avec déjà 19 abandons au compteur avant la 13ème étape cette année, le Tour de France confirme son statut d’épreuve physique très épuisante. Et comme si les éléments naturels tels que la chaleur ou la pluie ne suffisaient pas, les cyclistes doivent supporter un autre inconvénient : la pollution de l’air ! Avec les voitures des équipes, les motos des journalistes, les commissaires de course et autres véhicules sécuritaires, les concurrents évoluent au milieu des pots d’échappement en permanence. Si le port du casque est obligatoire de nos jours, il faudrait aussi réfléchir à un moyen de protéger les poumons des professionnels, et de faire de la « Grande Boucle » une fête sportive et écologique.

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