Theresa May donne sa démission du poste de premier ministre

C’est dans une allocution tenue ce vendredi 24 mai que la première ministre britannique Theresa May a annoncé qu’elle démissionnait de son poste le 7 juin. La première ministre, usée par 3 années de négociations interminables, était au bord des larmes. En pleine crise du Brexit, ce départ conforte l’idée que le Royaume-Uni quittera l’Union européenne sans accord.

Un départ qui sonne comme un échec

C’est pleine d’émotions que Theresa May a tenu sa brève allocution le 24 mai. La chef du parti du gouvernement a fait part de sa fierté d’avoir été la 2e femme première ministre en Grande-Bretagne après Magaret Thatcher. Dans sa très brève déclaration, elle n’a pas manqué de témoigner son amour pour son pays d’une voix cassée. En fin d’allocution, Mme May a dû dissimuler ses émotions dans une subtile volte-face avant de rejoindre son bureau.

Au bord des larmes, la chef du gouvernement, qui s’est exprimée devant le 10 Downing Street, a témoigné de son profond regret face à son incapacité dans la mise en œuvre du Brexit. Ses 3 années au poste de chef du gouvernement britannique ne lui ont pas permis de rassembler la classe politique derrière sa conception du Brexit.

Face à une classe politique profondément dispersée, la première ministre a essuyé 3 rejets à l’occasion du vote de l’accord de départ de la Grande-Bretagne. Selon le chef du parti du Brexit, Nigel Farage, elle aurait mal évalué l’humeur de son parti et du pays.

L’un des mandats de premier ministre le plus court

La nomination de Theresa May est intervenue à la suite du départ de David Cameron en juillet 2016, soit un mois après le vote à 52 % qui validait la sortie de la Grande-Bretagne de l’Union européenne. Durant ses années au pouvoir, la première ministre a dû se heurter à de nombreuses oppositions, mais aussi à des départs, dont celui de Dominic Raab.

Critiquée de toute part, elle a également été victime de nombreux complots de la part des membres du parti qu’elle dirige. Son plan de la dernière chance pour essayer à nouveau de faire passer le Brexit selon sa vision n’a suscité qu’opposition et critique de la part du parti travailliste.

La succession interviendra le 20 juillet et le grand favori serait Boris Jonhson, l’ex-ministre des Affaires étrangères. La nomination de ce farouche défenseur du Brexit dur ou de tout autre partisan d’un divorce radical confirmerait l’hypothèse d’une sortie sans accord. Ce qui implique un scénario catastrophique craint des acteurs économiques et marqué par le retour de la frontière entre l’Irlande du Nord et le sud ainsi que l’application des formalités douanières.

La confirmation d’un Brexit sans accord

Plusieurs voix s’élèvent, depuis la déclaration de Mme May, pour dénoncer ce qui est considéré comme « une réalité quasi impossible à arrêter ». Ces propos d’Isabel Celaa, la porte-parole du gouvernement espagnol, confirment ceux du premier ministre néerlandais Mark Rutte qui balaie totalement l’option d’une renégociation de l’accord sur le Brexit.

Le promis au poste de futur chef du gouvernement britannique, Boris Jonhson, a affirmé, lors d’une conférence en Suisse, qu’une situation de non-accord est la meilleure façon d’obtenir un accord. Angela Merkel a tout de même tenu à calmer les ardeurs des uns et des autres, en promettant de militer en faveur d’un « Brexit ordonné ».

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